Publié dans Vie de maman en construction

La grossesse, ou l’apprentissage de la peur

Vous me direz qu’en même temps je suis un cas à part, une nana particulièrement angoissée, à un point qui sort un peu du lot. Certes, il y a plus zen que moi, mais il y a pire aussi. D’aussi loin que ma mère se souvienne, j’ai toujours été une enfant nerveuse et soucieuse (qualité renforcée avec cette magnifique période qu’on appelle l’adolescence…). Je me suis en revanche toujours fait violence pour ne pas me laisser submerger. C’est ainsi que j’ai découvert le parachute et les pays lointains (mais pas les araignées, faut pas déconner non plus).

psychose

Seulement, depuis le début de ma grossesse -ou plutôt de mon début d’enfant- je découvre une angoisse différente. Plus sourde et perverse. Pas encore une inquiétude de maman, mais plus une inquiétude pour ma seule pomme. En vrac, il y a déjà eu :

  • La peur de ne pas tomber enceinte (très envahissante celle là)
  • La peur que le papa prenne peur (alors qu’actuellement le seul zen dans l’histoire c’est bien lui)
  • La peur de perdre l’enfant ou qu’il souffre d’une anomalie
  • La peur de perdre l’enfant un jour, plus tard…
  • La peur qu’il vive une adolescence aussi douloureuse que la mienne…(période merveilleuse en vue pour moi)
  • La peur de tomber
  • La peur d’aller picoler dans mon sommeil sans m’en rendre compte (ouai rigolez mais après des cauchemars récents où je me bourrais la tronche et où je me réveillais le bouche pâteuse à cause des nausées, j’ai réellement cru que j’étais une alcoolique somnambule)
  • La peur de faire une phlébite, comme à peu près toutes les femmes de ma famille
  • « Et plus tard, il sera heureux ce petit bout d’humain que nous avons décidé de faire venir ici ? »
  • « Et le monde, il sera encore pire après ?? »
  • « Et si je meurs dans peu de temps ? »

Je m’arrête là car ça devient rasoir et pas vraiment nécessaire. A contrario, je m’attendais à être biennnn plus angoissée. Ouai je me connais, et je me voyais déjà pleurant toutes les larmes de mon corps à l’idée de l’accouchement ou d’un être me volant mes heures de sommeil. Non, pas pour l’instant. Certes je vais étoffer la liste des peurs jusqu’à ma mort, toutes ces peurs que je ne connais pas encore, mais je sais déjà que j’ai découvert un autre monde. Comme toutes les autres…

Ps : attention je parle ici de la peur-angoisse, celle qui te fait t’inquiéter. Pas de la peur-effroi qui, généralement, arrive dans des circonstances bien plus difficiles…

Ps2 : article un peu déprimant vous ne trouvez pas ? promis la prochaine fois je sors les cotillons et le champomy ! et rassurez-vous, je ne hurle pas vraiment sous ma douche. du moins pas encore, un peu de patience !

7 commentaires sur « La grossesse, ou l’apprentissage de la peur »

  1. Au début comme toi j’avais peur de tout ça aussi. Au point que je m’en rendais encore plus malade! J’avais des nausées très forte, je ne pouvais plus manger, j’étais épuisée… Et puis une fois les 3 premiers mois passé, le lendemain de la première écho, je n’avais plus rien du tout. Je me suis dit que finalement, à avoir trop peur, on oublie de profiter des bons moments.

    Un conseil, si tu te poses des questions surtout ne vas pas sur les forums!

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