Publié dans Vie de maman en construction

Je comprends ceux qui s’en vont

Vous savez, ces « disparus volontaires » (11.000 par an en France, dont évidemment de probables crimes, mais pas tous) dont on parle parfois dans les reportages. Ces gens qui, du jour au lendemain, décident de devenir quelqu’un d’autre, ailleurs, parfois pas si loin.

nio con maleta en la carretera

Je ne le ferai jamais, rassurez-vous (enfin pas bien sûre que vous ayez besoin d’être rassurés :p). J’aime trop ma famille, mon fils et mes petites habitudes pour ça. Puis techniquement parlant ça doit être très stressant : où trouver de l’argent ? comment disparaître pour de bon sans qu’on vous retrouve ? J’avoue que je suis perplexe sur la capacité de ces gens à ne pas laisser de traces. Et pourtant, ça arrive. Il arrive même qu’ils réapparaissent 20 ans après.

Non, ce que j’envie, c’est ce côté « j’ai décidé, je le fais ». Rien ne peut plus décider la personne à faire marche arrière. Elle prendra un nouveau départ, libre de ses choix, et en même temps pas tout à fait.

Ce matin, je refermais le zip de mes chaussures, et je me suis dit « si j’étais de ces gens, ce serait la dernière fois que je mettrais mes chaussures dans cette entrée. Puis je m’en irais sans me retourner, sans destination prévue ». En l’écrivant, je trouve ça surréaliste et carrément triste. Me dire que si j’avais décidé ça j’aurais passé ma porte pour la dernière fois ce matin, brrr. Mais parfois, on a besoin d’imaginer que la véritable liberté existe. Comme un adolescent qui imagine que la fugue est une solution…

Maman en chantier

Ps : qui sait ? Peut-être que des « disparus volontaires » me liront… Je ne sais pas si je dois vous admirer ou vous plaindre, mais en tout cas j’espère que vous trouverez ce que vous cherchez.

Ps 2 : à force vous allez me prendre pour une dingue :p

2 commentaires sur « Je comprends ceux qui s’en vont »

  1. Mmm oui c’est quand même une drôle d’idée! Pour ma part je sais que la liberté, elle est dans ma tête, ça me suffit bien! Et comme tu dis j’aime trop ma vie pour vouloir m’en recommencer une autre (au passage, tu peux toujours fuir, mais fuir de son cerveau…donc ça ne doit pas résoudre tous les problèmes d’un coup de baguette magique!)

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